jeu.

12

déc.

2013

Reblog

Le blog de notre amie Kate, de l'autre bout du monde : L'Australie.

Elle y parle de son séjour au riad Menzeh, et de plein d'autres choses.

 

http://katewoods.typepad.com/blog/

 

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mer.

16

oct.

2013

Nouvel Espace cultuel dans la médina

Les ruelles de la médina mènent vers le 18, derb El Ferrane, un riad entièrement réaménagé afin d’accueillir des artistes et des manifestations culturelles en tous genres. À l’origine du projet, Laïla Hida, une jeune photographe marocaine, animée par l’envie de créer un laboratoire de réflexion au coeur de la ville rouge. Sa rencontre avec un ancien responsable des ventes et de la communication de la Librairie Les insolites à Tanger, a permis au projet de prendre son envol.

 

Sobre et réfléchie, la décoration du 18 reflète une âme artistique qui investie les lieux. Cet espace d’échanges et de rencontres est ouvert à toutes formes d’expressions : peinture, gravure, danse, chant, littérature… une diversité formant des passerelles dans le cercle artistique, tout en gardant une ouverture sur le grand public.

Dans cette optique, le patio du riad est transformé en un café littéraire. Une ambiance paisible permettant d’accompagner son café ou son thé à la menthe, d’un livre puisé dans la bibliothèque diversifiée. Le 18 a également lancé son 1er cycle d’activités consacré à la danse contemporaine. Des rendez-vous bimensuels, organisés en partenariat avec la troupe Anania, une compagnie créée par Taoufiq Izeddiou, fondateur du festival de danse de Marrakech, On Marche. Le riad sait aussi lier l’utile à l’agréable en proposant un service d’hébergement.

Un projet en devenir
Laïla Hida et Hicham Bouzid voient grand pour les mois à venir. Le lancement du 1er cycle s’avérant être une réussite, des événements culturels hebdomadaires seront organisés, à partir du mois de janvier 2014. Au-delà de l’espace d’expression, Le 18 c’est aussi un terrain de création puisqu’un atelier sera mis en place pour accueillir des artistes en quête d'un lieu de travail. Un shop sera installé prochainement au sein du riad. 

Lieu atypique et prometteur, “Le 18 est un espace, une philosophie, et un état d’esprit à la gloire de l’art et de la littérature, prônant la culture du partage et de l’échange.” affirme Laïla Hida.

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mer.

09

oct.

2013

Fabrication des Msemens au riad Menzeh

Karima prépare les délicieuses msemens - crêpes feuilletées - pour le petit déjeuner. Avec du miel de l'Atlas, c'est délicieux

0 commentaires

sam.

05

oct.

2013

Festival international du film de Marrakech

 

Matin Scorsese sera président du jury longs-métrages du prochain Festival International du Film de Marrakech (29 nov - 7 déc),

 

Il connaît bien le Maroc pour y avoir tourné deux de ses films La Dernière Tentation du Christ et Kundun. Présent au FIFM en 2005, il avait été décoré par Mohammed VI du Wissam Al Kafaa al Fikrya, récompensant le mérite intellectuel. Deux ans plus tard, il est revenu avec DiCaprio pour présenter Aviator sur la place Jemaa El Fna. Cette année il succède à John Boorman en qualité de président du jury de cette 13ème édition. Une nomination accueilli avec bonheur : “J’ai fait deux films au Maroc, ce qui m’a permis d’admirer l’esprit du peuple marocain et la beauté de sa culture. J’ai hâte de découvrir les films venant du monde entier présentés dans ce festival unique.”

Sources: www.madein-marrakech.com

 

 

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mar.

26

avril

2011

AMIZMIZ : une autre idée du bonheur

Amizmiz
Amizmiz

Coline est devenue la reporter attitrée du riad. Elle nous parle d'Amizmiz. Et elle nous en parle tellement bien qu'il n'y a rien à ajouter.

Merci à Christelle pour la photo du tatouage au henné.

Depuis mai dernier, mon mot préféré ex aequo avec chocolat et grasse matinée, c’est Amizmiz. Amizmiz, rien que de le prononcer, on sent que c’est doux, c’est chaud, c’est beau…

 

La première fois, il y a donc un peu moins d’un an, forcément c’est Bernard qui nous a envoyés dans ce village berbère. On a passé ce que j’appelle une très chouette journée ! Bon, je dis passer une journée mais ce n’était pas juste une journée à rester là, hein, c’était une journée de randonnée. Notre guide, Latifah, nous a époustouflés par sa connaissance profonde de la montagne, par sa gentillesse… Bref, en racontant notre journée une fois revenus au riad, on en avait les larmes aux yeux.

 

Plus récent, c’est-à-dire il y a deux semaines, rebelote, on retourne à Amizmiz! Cette fois-ci avec mon père, qui ne connaît pas, Christelle et Thierry qui eux, sont venus il y a deux ans. Arrivés là-bas vers 10h, Omar nous cueille à la descente du taxi. Christelle et Thierry ont l’air ravi car ils connaissent Omar. Comme d’hab’, nous on fait un peu nos timides mais au bout d’un quart d’heure de marche, 1) on met de la crème solaire parce que ça cogne mais surtout, 2) on discute déjà avec Omar et on retrouve avec plaisir des bouts de chemins connus. A la mi-avril, la nature est encore verte et l’environnement est vraiment joli.

Ça monte un peu, bah oui, Amizmiz se situe au pied du Haut Atlas donc avec Christelle on se calme un peu niveau causette et on ouvre grand les yeux ! On traverse une forêt de pins et comme le chemin est tracé sur une pente, on regarde en se marrant les garçons devant nous qui marchent tordu. Enfin bref, on a marché 2 heures quasiment sans s’en rendre compte ! Et là, oui ! on reconnait l’auberge de la famille Bella. Sur la terrasse, à l’ombre et bien installés sur les canapés, on mange une salade, un délicieux tajine avec du pain vachement bon, comme les Marocains savent le faire à la campagne, puis des oranges à la cannelle. Omar nous explique qu’il a des ruches donc on saute sur l’occasion pour lui acheter du miel de fleurs d’oranger… pile comme je l’aime ! Après le repas, on tire un peu notre flemme, affalés sur les canapés. C’est un bout de paradis, ici : les oiseaux, l’ombre des figuiers, le bruit de la rivière en bas… Puis on discute avec Corentin (touriste venu en groupe un mois avant, tombé amoureux de l’endroit et resté depuis chez les Bella), il nous montre ses beaux dessins à l’aquarelle… Quand on nous propose, à Christelle et à moi, un tatouage au henné, on monte à l’étage de la maison et c’est une jeune fille qui trace sur notre peau des motifs traditionnels.

Re-stage canapé pour ne pas abîmer le henné encore frais. Samir, 16 ans en vacances chez sa famille nous rejoint. Il a le bras dans le plâtre, il nous raconte qu’il est tombé d’un mulet le premier jour des vacances mais il a le sourire ! Il est visiblement aussi tombé dans la marmite étant petit car lui aussi se destine à être guide.

Puis quand même, on se remet en route, avec Samir et le chien en plus pour l’après-midi. On passe au moulin, là où le henné en feuilles est réduit en poudre. Les murs sont recouverts d’une fine poussière verte aussi douce que du velours et ça sent bon le foin ! On descend jusqu’au lit de l’oued, Omar nous fait traverser 2 ou 3 fois d’étroits bras d’eau mais à un moment, on enlève nos chaussures, on fait des revers à nos pantalons et on y va carrément ! La fraîcheur de l’eau descendant tout droit de l’Atlas nous fait un bien fou…

On remonte le versant d’une autre montagne, on traverse un village : les maisons sont toutes carrées, en terre ocre. Ici c’est un autre monde, la vie ne doit pas être tous les jours facile…

Au village suivant, Omar rencontre une famille qui nous propose de prendre le thé chez elle. On entre dans la maison, il fait frais, ils installent des chaises, des tabourets, des coussins. Trois jeunes femmes sont derrière un métier à tisser, elles nous montrent comment elles fabriquent un tapis. Les gestes n’ont pas l’air trop compliqué mais le travail doit être régulier et le tapis ne s’allonge pas vite ! Il y a aussi une petite fille toute mignonne très contente d’être photographiée par Thierry ! C’est vraiment drôle comme les gens sont accueillants au Maroc : on ne se connait pas et pourtant… Le contact facile entre les gens, ça manque au retour en France mais comme on sait que ça existe ailleurs, on est un plus optimiste pour l’humanité!...

Dernière partie de la randonnée. Avec Omar et Samir on parle de la vie ici, de leur vision des choses : parfois nos idées sont bien différentes mais ce n’est pas grave, ces deux jeunes ont l’air vraiment chouette ! On passe entre des champs verts et rouges de coquelicots et moi qui croyais que ce parfum si délicieux n’existait que dans les flacons bleus de chez Vahiné, je respire à pleins poumons sous un oranger en fleurs…

 

Au centre d’Amizmiz, il y a un peu de monde en cette fin d’après-midi, on retrouve notre chauffeur de taxi sur la place… Je passe sur les au revoir, c’est pas que toutes nos excursions au Maroc se finissent à moitié en larmes mais bon, je serai bien restée quelques jours là-bas, moi… La prochaine fois, inch’allah !

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jeu.

12

déc.

2013

Reblog

Le blog de notre amie Kate, de l'autre bout du monde : L'Australie.

Elle y parle de son séjour au riad Menzeh, et de plein d'autres choses.

 

http://katewoods.typepad.com/blog/

 

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mer.

16

oct.

2013

Nouvel Espace cultuel dans la médina

Les ruelles de la médina mènent vers le 18, derb El Ferrane, un riad entièrement réaménagé afin d’accueillir des artistes et des manifestations culturelles en tous genres. À l’origine du projet, Laïla Hida, une jeune photographe marocaine, animée par l’envie de créer un laboratoire de réflexion au coeur de la ville rouge. Sa rencontre avec un ancien responsable des ventes et de la communication de la Librairie Les insolites à Tanger, a permis au projet de prendre son envol.

 

Sobre et réfléchie, la décoration du 18 reflète une âme artistique qui investie les lieux. Cet espace d’échanges et de rencontres est ouvert à toutes formes d’expressions : peinture, gravure, danse, chant, littérature… une diversité formant des passerelles dans le cercle artistique, tout en gardant une ouverture sur le grand public.

Dans cette optique, le patio du riad est transformé en un café littéraire. Une ambiance paisible permettant d’accompagner son café ou son thé à la menthe, d’un livre puisé dans la bibliothèque diversifiée. Le 18 a également lancé son 1er cycle d’activités consacré à la danse contemporaine. Des rendez-vous bimensuels, organisés en partenariat avec la troupe Anania, une compagnie créée par Taoufiq Izeddiou, fondateur du festival de danse de Marrakech, On Marche. Le riad sait aussi lier l’utile à l’agréable en proposant un service d’hébergement.

Un projet en devenir
Laïla Hida et Hicham Bouzid voient grand pour les mois à venir. Le lancement du 1er cycle s’avérant être une réussite, des événements culturels hebdomadaires seront organisés, à partir du mois de janvier 2014. Au-delà de l’espace d’expression, Le 18 c’est aussi un terrain de création puisqu’un atelier sera mis en place pour accueillir des artistes en quête d'un lieu de travail. Un shop sera installé prochainement au sein du riad. 

Lieu atypique et prometteur, “Le 18 est un espace, une philosophie, et un état d’esprit à la gloire de l’art et de la littérature, prônant la culture du partage et de l’échange.” affirme Laïla Hida.

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mer.

09

oct.

2013

Fabrication des Msemens au riad Menzeh

Karima prépare les délicieuses msemens - crêpes feuilletées - pour le petit déjeuner. Avec du miel de l'Atlas, c'est délicieux

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sam.

05

oct.

2013

Festival international du film de Marrakech

 

Matin Scorsese sera président du jury longs-métrages du prochain Festival International du Film de Marrakech (29 nov - 7 déc),

 

Il connaît bien le Maroc pour y avoir tourné deux de ses films La Dernière Tentation du Christ et Kundun. Présent au FIFM en 2005, il avait été décoré par Mohammed VI du Wissam Al Kafaa al Fikrya, récompensant le mérite intellectuel. Deux ans plus tard, il est revenu avec DiCaprio pour présenter Aviator sur la place Jemaa El Fna. Cette année il succède à John Boorman en qualité de président du jury de cette 13ème édition. Une nomination accueilli avec bonheur : “J’ai fait deux films au Maroc, ce qui m’a permis d’admirer l’esprit du peuple marocain et la beauté de sa culture. J’ai hâte de découvrir les films venant du monde entier présentés dans ce festival unique.”

Sources: www.madein-marrakech.com

 

 

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mar.

26

avril

2011

AMIZMIZ : une autre idée du bonheur

Amizmiz
Amizmiz

Coline est devenue la reporter attitrée du riad. Elle nous parle d'Amizmiz. Et elle nous en parle tellement bien qu'il n'y a rien à ajouter.

Merci à Christelle pour la photo du tatouage au henné.

Depuis mai dernier, mon mot préféré ex aequo avec chocolat et grasse matinée, c’est Amizmiz. Amizmiz, rien que de le prononcer, on sent que c’est doux, c’est chaud, c’est beau…

 

La première fois, il y a donc un peu moins d’un an, forcément c’est Bernard qui nous a envoyés dans ce village berbère. On a passé ce que j’appelle une très chouette journée ! Bon, je dis passer une journée mais ce n’était pas juste une journée à rester là, hein, c’était une journée de randonnée. Notre guide, Latifah, nous a époustouflés par sa connaissance profonde de la montagne, par sa gentillesse… Bref, en racontant notre journée une fois revenus au riad, on en avait les larmes aux yeux.

 

Plus récent, c’est-à-dire il y a deux semaines, rebelote, on retourne à Amizmiz! Cette fois-ci avec mon père, qui ne connaît pas, Christelle et Thierry qui eux, sont venus il y a deux ans. Arrivés là-bas vers 10h, Omar nous cueille à la descente du taxi. Christelle et Thierry ont l’air ravi car ils connaissent Omar. Comme d’hab’, nous on fait un peu nos timides mais au bout d’un quart d’heure de marche, 1) on met de la crème solaire parce que ça cogne mais surtout, 2) on discute déjà avec Omar et on retrouve avec plaisir des bouts de chemins connus. A la mi-avril, la nature est encore verte et l’environnement est vraiment joli.

Ça monte un peu, bah oui, Amizmiz se situe au pied du Haut Atlas donc avec Christelle on se calme un peu niveau causette et on ouvre grand les yeux ! On traverse une forêt de pins et comme le chemin est tracé sur une pente, on regarde en se marrant les garçons devant nous qui marchent tordu. Enfin bref, on a marché 2 heures quasiment sans s’en rendre compte ! Et là, oui ! on reconnait l’auberge de la famille Bella. Sur la terrasse, à l’ombre et bien installés sur les canapés, on mange une salade, un délicieux tajine avec du pain vachement bon, comme les Marocains savent le faire à la campagne, puis des oranges à la cannelle. Omar nous explique qu’il a des ruches donc on saute sur l’occasion pour lui acheter du miel de fleurs d’oranger… pile comme je l’aime ! Après le repas, on tire un peu notre flemme, affalés sur les canapés. C’est un bout de paradis, ici : les oiseaux, l’ombre des figuiers, le bruit de la rivière en bas… Puis on discute avec Corentin (touriste venu en groupe un mois avant, tombé amoureux de l’endroit et resté depuis chez les Bella), il nous montre ses beaux dessins à l’aquarelle… Quand on nous propose, à Christelle et à moi, un tatouage au henné, on monte à l’étage de la maison et c’est une jeune fille qui trace sur notre peau des motifs traditionnels.

Re-stage canapé pour ne pas abîmer le henné encore frais. Samir, 16 ans en vacances chez sa famille nous rejoint. Il a le bras dans le plâtre, il nous raconte qu’il est tombé d’un mulet le premier jour des vacances mais il a le sourire ! Il est visiblement aussi tombé dans la marmite étant petit car lui aussi se destine à être guide.

Puis quand même, on se remet en route, avec Samir et le chien en plus pour l’après-midi. On passe au moulin, là où le henné en feuilles est réduit en poudre. Les murs sont recouverts d’une fine poussière verte aussi douce que du velours et ça sent bon le foin ! On descend jusqu’au lit de l’oued, Omar nous fait traverser 2 ou 3 fois d’étroits bras d’eau mais à un moment, on enlève nos chaussures, on fait des revers à nos pantalons et on y va carrément ! La fraîcheur de l’eau descendant tout droit de l’Atlas nous fait un bien fou…

On remonte le versant d’une autre montagne, on traverse un village : les maisons sont toutes carrées, en terre ocre. Ici c’est un autre monde, la vie ne doit pas être tous les jours facile…

Au village suivant, Omar rencontre une famille qui nous propose de prendre le thé chez elle. On entre dans la maison, il fait frais, ils installent des chaises, des tabourets, des coussins. Trois jeunes femmes sont derrière un métier à tisser, elles nous montrent comment elles fabriquent un tapis. Les gestes n’ont pas l’air trop compliqué mais le travail doit être régulier et le tapis ne s’allonge pas vite ! Il y a aussi une petite fille toute mignonne très contente d’être photographiée par Thierry ! C’est vraiment drôle comme les gens sont accueillants au Maroc : on ne se connait pas et pourtant… Le contact facile entre les gens, ça manque au retour en France mais comme on sait que ça existe ailleurs, on est un plus optimiste pour l’humanité!...

Dernière partie de la randonnée. Avec Omar et Samir on parle de la vie ici, de leur vision des choses : parfois nos idées sont bien différentes mais ce n’est pas grave, ces deux jeunes ont l’air vraiment chouette ! On passe entre des champs verts et rouges de coquelicots et moi qui croyais que ce parfum si délicieux n’existait que dans les flacons bleus de chez Vahiné, je respire à pleins poumons sous un oranger en fleurs…

 

Au centre d’Amizmiz, il y a un peu de monde en cette fin d’après-midi, on retrouve notre chauffeur de taxi sur la place… Je passe sur les au revoir, c’est pas que toutes nos excursions au Maroc se finissent à moitié en larmes mais bon, je serai bien restée quelques jours là-bas, moi… La prochaine fois, inch’allah !

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lun.

18

avril

2011

Les aventures d'Yves et Coline dans le désert

L'itinéraire
L'itinéraire

Yves rêvait de voir le désert....

Sa fille coline nous a envoyé un mail il y a quelques mois pour qu'on organise la surprise.

Ils sont arrivés au riad un lundi matin du mois d'avril et sont partis vers le sud le mercredi à l'aube avec Ahmed.

Ils sont revenus quatre jours plus tard avec de la poussière d'or dans les yeux.

Coline nous a envoyé le récit et quelques photos de ces quatre jours d'exception, hors du temps.

Faire un voyage, c’est voir d’autres paysages, goûter une autre cuisine, entendre une autre langue, profiter d’un autre climat…

Mais un voyage, quand il offre de belles rencontres, peut devenir une expérience dont certaines images ou certaines paroles nous reviendront souvent dans la vie « normale ».

Nous ne sommes donc pas prêts d’oublier ces 4 jours passés avec Ahmed au début du mois d’avril dans le Sud, en pays berbère.

 

Le premier jour, il vient nous chercher à Marrakech. Une fois dans son taxi couleur sable, qui roulait déjà alors que je n’étais même pas née, mais impeccable,  et malgré un peu de timidité, on sent déjà que les paysages ne  seront pas le seul attrait de notre circuit.

La route jusqu’à Ouarzazate, qui passe par le col du Tichka est très belle en toute saison et vraiment magnifique au Printemps. Le vert des cultures contraste avec l’ocre de la montagne et le bleu du ciel… Les Casbahs de Telouet et de Taourirt nous transportent dans d’autres temps… Le soir, Ahmed nous emmène chez lui, à Ouarzazate. On rencontre sa femme,  deux de ses filles et deux de ses petits-enfants. On s’installe au salon comme si on se connaissait depuis toujours, on boit le thé, on mange du pain avec de l’huile d’olive… Il fait frais dans la maison, on est bien ! J’ai même la chance d’aller faire un tour avec Aziza à la cérémonie de mariage de la voisine… Puis le repas : salade, tajine, frites, yaourts… On n’en peut plus mais c’est délicieux et comme dit Ahmed : « tu manges, tu bouges » !

Le lendemain, on reprend la route vers Agdz, on visite le Ksar de Tamnougalt. Toujours les palmiers, le rouge de la terre… Une petite pause thé et on remonte dans le taxi. En milieu d’après-midi, on s’arrête au bord de la route, au milieu de nulle part et arrive vers nous un troupeau de chèvres suivi par une petite fille et un petit garçon avec leur maman. Il fait 30°, la chaleur est largement supportable mais eux n’ont ni bu ni mangé depuis le matin. Ahmed discute avec eux comme s’il retrouvait des amis, on donne nos bouteilles d’eau, des petits bonbons et je les quitte en pensant que finalement, mon travail en France c’est presque des vacances… A Merzouga, on quitte la route goudronnée pour plusieurs kilomètres de piste et on voit au loin les premières dunes de sable du désert. Le rêve de papa va se réaliser !! En fin d’après-midi, un autre guide nous emmène avec un petit groupe dans les dunes… à dos de dromadaires. Puis on s’arrête, on descend de nos montures et on regarde, posés dans le sable, le soleil disparaître derrière les dunes. Aaaah, c’est beau ! Puis la soirée est presque irréelle : au milieu du désert, au cœur d’un bivouac, Hassan nous prépare un vrai tajine, on entend la derbouka. Nous n’avons jamais vu autant d’étoiles dans le ciel et le silence nous rend hyper zen !

3ème jour : on retourne à l’hôtel après 2 heures de dromadaire (oui, oui, j’ai mal aux fesses ! ), on prend une douche et on regarde une dernière fois les dunes. On retrouve Ahmed avec plaisir et hop, direction les Gorges du Todra ! Une petite marche dans la palmeraie : de la verdure, un petit ruisseau, les chants des oiseaux… Puis re-marche sur la route, entre les falaises hautes de 300 mètres : c’est assez spectaculaire !

En fin d’après-midi, on arrive aux Gorges du Dadès. Les femmes travaillant aux champs sèment des touches de couleurs vives au milieu de la verdure, c’est ravissant ! Et la route devient impressionnante, vraiment grandiose !

Puis superbe soirée, délicieux couscous et bonne nuit dans une auberge vraiment jolie, dans un environnement hyper calme, avec un personnel qui ne fait que renforcer le sentiment d’accueil et de gentillesse des Marocains…

 

Le matin, Ahmed nous emmène marcher quelques heures dans les Gorges du Dadès. On se faufile entre les parois, à l’abri du soleil avant de découvrir encore une fois un panorama hyper chouette ! Là, dans la montagne, on s’arrête chez une famille de nomades qui habite dans une grotte. Le père nous offre du thé, du pain, des dattes… Il y a aussi deux jolies petites filles, je sors de mon sac des petits crayons, un carnet et les leur donne. La plus grande des deux est curieuse, elle touche mes cheveux, compare nos bijoux…Je lui donne mes boucles d’oreilles et elle garde ces petites choses dans le carnet, serré entre ses mains. J’aimerais la prendre en photo mais elle a peur de l’appareil alors je le range vite et savoure le moment présent…

Le moment de retrouver Marrakech et son agitation approche… On reprend la route. Défilent la Vallée des Roses (c’est drôle, les boutiques sont toutes roses, remplies de flacons d’eau de rose, de pots de crème, ça sent bon !!), Skoura, Ouarzazate, le col du Tichka…

 

Près du Lycée Mohammed V, vers 20h, il faut bien le dire, ça grouille de monde ! On sent bien qu’Ahmed, amoureux de son pays, préfère la campagne ! Là, il faut se dire au revoir ; je perçois chez mon papa-ours une grande émotion : c’est dire…

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lun.

07

mars

2011

Les Cascades d'Ouzoud

16 février 2011.

C'est jour d'escapade. On laisse le riad aux soins de Jamal. On a loué une petite voiture, et on file, Anne-Charlotte, Matthias et Bernard, vers Ouzoud.

Sortie de la médina un peu acrobatique, c'est l'heure du début des cours au lycée Mohamed V.

Allez, on va prendre un racourci pour rejoindre la route de Fes. On traverse les faubourg et le quartier populaire de Sidi ben Youssef encore endormi.

3 kilomètres de route de campagne et 2 hameaux plus tard, on route sur la grande route. Il fait un peu gris et un peu frais mais selon la météo, le soleil devrait revenir.

On est partis un peu à l'aventure, sans préparer l'itinéraire. Mais on a la carte Michelin.

Sauf que très rapidement, on se rend compte que les rares panneaux routiers sont écrits en Arabe....

Petit coup de fil à Saïd, le chauffeur attitré du riad, qui nous remet dans la bonne direction.

Nous roulons depuis une bonne heure. La route commence doucement à monter. Les paysages changent. Tout est bien vert. On voit des vaches bien grasses dans les prés et des troupeaux de moutons au bord de la route.

Une dernière hésitation à un carrefour perdu au milieu de nulle part. On prend à gauche. Gagné ! On arrive à Ouzoud. Le petit déj est déjà loin. On descend vers les cascades. Il y a plein de petits restaurants sur le bord du chemin. On s'arrête là où il y a une belle terrasse car le soleil est arrivé.

Salade et tagine de légumes qui mijotait en nous attendant sur un braséro devant l'entrée.

Matthias se bat avec des abeilles qui en veulent à son Coca-Cola. La vie est dure parfois.

Sur le chemin des cascades on croise une famille de singes qui font des grimaces aux touristes.

Au décours du sentier un arc en ciel.

Plus rien à dire. Il suffit d'admirer les photos. Merci Charlotte !

 

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jeu.

16

sept.

2010

Tatouage au henné au riad Menzeh

Coline nous a envoyé un texte sur ce moment de complicité entre filles :

 Thé  à la menthe, pâtisseries orientales… c’est bon, Ghislaine et moi on adopte la Marocaine Attitude ! Ne manque plus que le tatouage au henné…  Chouette, Hanane peut arranger ça ! En plus, c’est elle qui vient au Riad, ce qui nous évite de ressortir après une longue et belle balade dans la médina.

Le henné est un arbuste épineux aux multiples propriétés. Les feuilles réduites en poudre sont ainsi utilisées pour la coloration de la peau et des cheveux. Dans la tradition, le tatouage sur les mains protège les femmes de la malchance ; sur les pieds, il est réservé aux femmes mariées (mais on fait comme on veut).  Hanane prépare une pâte à base de poudre et d’eau chaude et se sert d’une seringue (sans aiguille, hein !) comme d’un stylet pour tracer les motifs autour du poignet de Ghislaine. -C’est donc un henné naturel, contrairement au henné de couleur noire qui contient un dérivé du pétrole et qui provoque très souvent des allergies. -  Après, il faut laisser sécher la pâte. Majda nous conseille de tamponner le dessin dès qu’il est sec avec un sirop de sucre et d’eau pour qu’il tienne plus longtemps. Très appliquées, Ghislaine et moi on renouvelle l’opération 2 ou 3 fois puis on retire la pâte sèche avec de l’eau. Le motif est plutôt jaune-orangé puis  va devenir plus brun au fil des heures et tiendra environ 3 semaines

On reçoit des compliments des Marocains et à notre retour en France, on crâne devant les copines et les collègues avec nos beaux tatouages, des étoiles encore plein les yeux.

Merci Coline, ça donne envie. Et c'est digne d'un guide touristique. Bisous.

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sam.

07

août

2010

Un lion au riad Menzeh !

Béa le lion
Un lion au riad

Floriana, Roberto et Béa sont arrivés un beau soir de Juillet. Ils venaient de Turin par la route après avoir traversé la France et l'Espagne.

De la voiture, garée sur la place Sidi Ayoub, est descendue Béa. Il y a eu comme un silence, une pause dans le bouillonnement de la place. Tous les enfants se sont approchés, mi-inquiets, mi-amusés. Et la question est venue : C'est un lion ? Et dans la voix du gamin qui la posait, on sentait qu'il n'avait pas besoin de réponse. Il savait que c'était un lion !

Béa a fait frissonner et rire les enfants de Sidi Ayoub :

Béa
Roberto, Béa et Aziz
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ven.

23

juil.

2010

Que se cache t il derrière cette porte ?

En parcourant les innombrables derbs (ruelles) de la médina de Marrakech, les visiteurs se posent tous la même question :
Que peut-il bien se cacher derrières ces vieux murs ?

Vous voulez la réponse ?

Regardez, mais chut ! Ne faites pas de bruit, l'endroit est si paisible !

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ven.

16

juil.

2010

Riad MENZEH

Le quartier du riad MENZEH : SIDI AYOUB

C'est dans le quartier SIDI AYOUB, au coeur de la médina de Marrakech, que vous trouverez le riad MENZEH. C'est un quartier populaire, très vivant, très accueillant. A deux pas du quartier des tanneurs, aux portes du souk et à la fois tout près de la place Jema el Fnaa, SIDI AYOUB, c'est la vraie vie de la medina.

 

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Riad Menzeh

34 derb el Arsa,

Sidi Ayoub
40000 Marrakech


Tél France :

+33 (0)6 50 81 63 67


Tél Maroc :

00212 524 38 69 39

00212 671 53 04 04

riadmenzeh@gmail.com

 

Riad Menzeh à Marrakech Vue de la terrasse
Free WiFi Access
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